Soumis par assosefa le lun 26/07/2021 - 13:29
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Résumé

Pour plus de détails et pour postuler : https://bit.ly/3l08c4r

 

Laboratoire d’accueil

LIEC, Laboratoire Interdisciplinaire des Environnements Continentaux – UMR 7360

Université de Lorraine – UFR SciFA

Campus Bridoux – METZ

 

 

Contexte scientifique

L’Orne fait partie des rivières dites sidérurgiques de Lorraine. Cet affluent de la Moselle, entre Metz et Thionville, de 90 km de long, draine un bassin versant de 1268 km² et traverse deux environnements bien distincts tant sur le plan physique que sur le plan de l’occupation des sols : (i) la dépression argileuse de la Woëvre qui est essentiellement agricole et (ii) le plateau calcaire du Pays-Haut, urbanisé et industriel (sidérurgie). L’Orne est un système qui a été soumis à des pressions anthropiques très fortes au cours du XXe siècle. Dans sa partie la plus urbanisée, elle a été physiquement modifiée par la construction de trois barrages et par la rectification de son lit. Ces ouvrages modifient de manière significative le fonctionnement hydrologique du cours d’eau, ils favorisent les accumulations sédimentaires, les embâcles au cours des crues hivernales, et l’augmentation locale de la hauteur de colonne d’eau tend à diminuer la biodiversité (poissons, macroinvertébrés, macrophytes…).

Pour répondre aux objectifs de « bon état écologique » défini par la Directive Cadre européenne sur l’Eau, un vaste programme de restauration de la continuité écologique et sédimentaire a été démarré, qui passe par l’ouverture, puis l’effacement des barrages sur une période de trois ans. Les objectifs visés sont l’amélioration de l’habitat pour la faune et la flore aquatiques ainsi que le retour à un fonctionnement hydrologique plus naturel.

Pour évaluer les impacts de ces travaux d’aménagement de l’Orne, un suivi sera effectué selon trois actions ou volets parallèles (projet Quali-Orne) :

  1. Suivi morpho-sédimentaire (modifications des berges et du lit ; devenir des dépôts sédimentaires préalablement identifiés…)
  2. Suivi de l’état de santé d’organismes modèles ou biomonitoring (état de santé de bivalves encagés, de macrophytes autochtones et du biofilm)
  3. Le suivi de la qualité des eaux (contaminations en métal et en composés aromatiques polycycliques dans les phases particulaire et dissoute).

 

Intégration du poste dans le projet

Le poste proposé au LIEC s’intègre dans le volet « biomonitoring ». Dans ce contexte, la mission consistera :

1) en la participation à la mise en place et la gestion des campagnes de terrain (bivalves, macrophytes, biofilm)

2) au travail en laboratoire sur les bivalves afin d’étudier la bioaccumulation des contaminants recherchés (gestion et conditionnement des échantillons, traitement et analyse des données) et la réponse de biomarqueurs (gestion et conditionnement des échantillons, dosages biochimiques, traitement et analyse des données).

Type d'offre